Plaisir du premier printemps
Plaisir du premier printemps
Pierre propre de l’enfance
Caresse aux jointures fines
J’inventerai la sagesse
À peine éclairé je rêve.
La Poursuite
Une poursuite à travers les salles obscures
D’un château rose ou bleu
Nuit brillante entre les colonnes
Nuit rayonnante entre les lamps d’or
Tout est permis la nuit
Serai-je celui qui tue
Ou celui qui est tué.
En dépit de l’âge
De loin en loin les nouvelles du passé
La bonne clé de la cage.
Le Sort
Dès qu’il abandonnait au sommeil
Un voyou toujours le même
Dans un rue déserte
Appuyait un révolver sur son cœur
Et le temps s’arrêtait
Il ne s’y habitua jamais.
Compagnon
Comme une bête domestique
Dans la haute forêt
Une voix sans écho me hèle.
Diable-dindon
J’ai rabattu les ailes de l’amour
Tiré le drap sur un corps lourd de sang
Autour de moi je suis fort je suis nu
Je parle haut je vois clair et je flambe.
Retraite
Je sens l’espace s’abolir
Et le temps croître en tous sens.
